« Dans notre droit, l’appel est suspensif des effets de jugement. C’est une très bonne chose pour Faye », insiste son avocat.
Me Fabien Segatwa précise que « l’appel va redresser les erreurs des premiers juges. Il y a eu des erreurs de procédure et de droit et il y en a eu beaucoup dans ce dossier ».
Patrice Faye, qui a toujours clamé son innocence, a été condamne en première instance en juin 2011 pour viols des filles, notamment mineures, qui fréquentaient l’école qu’il a créée en faveur de jeunes en difficulté.
« Il est victime d’une injustice. L’audience s’est déroulée dans une langue qu’il ne comprend pas. Nous espérons que le dossier en appel sera étudié en français, une langue comprise par l’accusé, les juges et le procureur. L’autre entorse, lors du premier procès, c’est qu’on n’a pas entendu les témoins de Faye. L’audience n’avait duré que cinq heures, trop peu pour se faire une idée et condamner quelqu’un à vingt-cinq ans», estime Me Segatwa.

Les juges qui font des erreurs de droits aussi flagrantes méritent plus que 25 ans de prison
Moi je l’aime bien ce type et je ne crois pas qu’il soit coupable de ce qu’on l’accuse. J’irais pas jusqu’à le défendre, mais je ne crois pas.
Je ne sais pas pourquoi certaines personnes veulent sa tête, mais il faudrait creuser plus profondément car il y a certainement anguille sous roche.