Des procureurs brésiliens viennent d’annoncer qu’un colonel de l’armée à la retraite sera poursuivi en justice pour la disparition forcée de cinq individus pendant la période de dictature militaire de 1964 à 1985.
« C’est la première fois que des violations des droits de l’homme commises au Brésil pendant cette période font l’objet de poursuites judiciaires puisque deux tentatives précédentes avaient été bloquées par des interprétations de la loi d’amnistie de 1979 », a déclaré le porte-parole du HCDH Rupert Colville lors d’un point presse à Genève.
Enlèvement aggravé
M. Curio a été accusé d’enlèvement aggravé en relation avec la disparition de cinq membres du mouvement de guérilla Araguaia qui avaient été arrêtés en 1974. L’accusation retenue contre M. Curio doit maintenant être approuvée par un juge avant que l’affaire ne devienne un procès.
En 2010, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a jugé que la loi d’amnistie brésilienne est nulle et non avenue et que les enquêtes et poursuites pénales doivent se poursuivre.
