
Le chef de l’Etat paraguayen, Fernando Lugo, un ex-évêque, a du quitter le pouvoir vendredi. Premier président de gauche depuis 62 ans, il a été victime d’un « procès politique en destitution » de la part du sénat de son pays. Son vice-président, un libéral, Federico Franco, 49 ans, a été investi, conformément à la constitution.
Pour la présidente argentine, Cristina Kirchner, il s’agit d’un « coup d’Etat illégitime ». Le président bolivien Evo Morales parle lui de « coup d’Etat parlementaire ». Mêmes commentaires au Vénézuela.
Il restait un an de mandat à Lugo
Le procès à duré à peine 5 heures, et plusieurs milliers des partisans de l’ex-président rassemblés sur la Place d’armes de la capitale ont manifesté leur colère. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu.
M. Lugo était accusé d’avoir « mal rempli ses fonctions » à la suite des heurts qui ont provoqué la mort de 11 paysans sans-terre et six policiers lors d’une opération visant à déloger les occupants d’une propriété agricole le 15 juin dans le nord-est du pays.
M. Lugo, qui vient d’être soigné avec succès d’un cancer du système lymphatique, avait annoncé qu’il ne se représenterait pas à l’élection d’avril 2013.
