Une forme virulente de fièvre aphteuse est actuellement responsable de la majorité des décès d’enfants au Cambodge, révèle une étude menée conjointement par l’Organisation mondiale de la santé et le gouvernement du Cambodge et rendue publique jeudi.
Informé par un hôpital d’enfants qui faisait état, depuis le mois d’avril, d’un nombre inhabituellement élevé de malades et de morts parmi les enfants hospitalisés, le Ministère de la santé du Cambodge a mené une enquête avec le soutien de l’OMS, qui a identifié 78 cas de fièvre aphteuse, dont 54 fatals.
Enfants âgés de moins de trois ans
La fièvre aphteuse est une maladie contagieuse généralement bénigne qui touche les nourrissons et les enfants en bas âge. Elle se transmet par le contact direct avec les mucosités, la salive ou les selles d’une personne infectée. Les cas de fièvre aphteuse apparaissent le plus souvent dans les crèches et les écoles maternelles, souvent à l’été ou l’automne. Presque tous les patients s’en remettent normalement après 10 jours et rares sont les complications.
« Les enquêtes menées révèlent que la plupart des malades étaient des enfants âgés de moins de trois ans, dont certains souffraient de maladies chroniques ou de malnutrition », ont expliqué l’OMS et le Ministère de la santé du Cambodge dans une déclaration commune à la presse.
Les stéroïdes n’ont fait qu’aggraver l’état des patients
« Les cas ont été recensés dans 14 provinces, où le recours à des traitements aux stéroïdes n’a fait qu’aggraver l’état des patients atteints du virus EV-71, responsable de la fièvre aphteuse ».
Les autorités cambodgiennes ont donc renforcé la vigilance avec le soutien de l’OMS afin d’identifier les symptômes, préparant des directives ainsi que des formations pour le personnel soignant.
Se laver les mains
La maladie, qui n’est pas nouvelle au Cambodge, peut être évitée grâce à une bonne hygiène. En se lavant fréquemment les mains avec du savon, particulièrement après avoir été au contact de blessures ou de plaies, avant de préparer le repas, de s’alimenter et de nourrir les enfants, et après avoir utilisé les toilettes, le risque d’infection peut être considérablement réduit.
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