Le TSL (Tribunal spécial pour le Liban), en charge de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, vient de rendre une décision de justice. Il a ordonné la remise en liberté immédiate de quatre généraux des services de sécurité libanais, emprisonnés au Liban. La libération a été effective pour les quatre hommes, détenus sans jugement depuis le 30 août 2005. Leurs partisans ont manifesté leur joie en tirant des coups de feu en l’air. Pour le Tribunal spécial pour le Liban, le dossier constitué n’était pas suffisant.
Ces quatre militaires étaient responsables des services de sécurité au moment de l’attentat. De tendance politique pro-syrienne, ils avaient été accusés d’avoir une responsabilité dans l’assassinat, qui avait provoqué la mort de 22 autres personnes. Accusé d’être responsable de l’organisation de cet acte, la Syrie, qui avait rejeté ces affirmations, avait tout de même été contrainte de mettre fin à vingt-neuf ans de présence militaire au Liban.
Pas mû par des considérations politiques
Saad Hariri, fils de l’ex-Premier ministre, a accueilli cette décision de manière favorable, jugeant qu’elle montrait que celui-ci n’était pas mû par des considérations politiques. Cette libération intervient à quelques semaines des élections législatives du 7 juin.
