Le choix du candidat républicain à la maison blanche, John MacCain, de faire ticket avec Sarah Palin, s’avère de jour en jour plus douteux. Après un mini état de grâce, de quelques semaines, où sa colistière donnait l’image de l’arme fatale pour contrer Barack Obama, les révélations de la presse sur cette nouvelle venue en politique mettent à mal le camp républicain.
Tour récemment, ce sont des informations sur la facture de sa garde-robe (116 000 euros en 7 semaines de campagne) et des déclarations pour le moins maladroites sur la fonction de vice-président qui sont venues alourdir encore le fardeau des républicains. Déjà il y a trois semaines, le scandale du « state trooper », dans lequel Sarah Palin est accusée d’avoir fait pression pour licencier un agent de police sur des motifs personnels avait éclairé l’opinion sur son parcours politique. Lundi, Sarah Palin affirmait à une radio que son rôle en tant que vice-président serait de contrôler le Sénat, ce qui est une véritable erreur, la séparation des pouvoirs exécutif et législatifs étant une des bases de la démocratie américaine.
Dans l’opinion publique, c’est désormais 55% de la population qui pense que la gouverneure de l’Alaska n’est pas qualifiée pour être vice-présidente. On enregistre également des défections de taille dans le camp républicain. Si Colin Powell, ancien secrétaire d’Etat de l’administration Bush, a déclaré cette semaine qu’il voterai pour Barack Obama, Ken Adelman, républicain bon teint qui a occupé plusieurs fonctions la diplomatie et la défense sous les présidents Ford, Reagan et Bush, affirmé lui que c’est le choix de Sarah Palin comme vice-présidente qui l’a poussé à soutenir Barack Obama.
