
On se souvient des déclarations de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007 selon lesquelles, je cite, « la part du christianisme est déterminante dans l’identité nationale ». De quoi semer le trouble dans notre pays qui se veut laïc depuis les lois du 9 décembre 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Il est vrai que 70 % des Français disent « appartenir » à une religion. Mais peut-on faire de cela une base d’orientation pour la conception de notre société ou de notre identité ?
« Pratiquer une religion ? »
Je reprends, pour que tout soit plus clair, le texte de l’interview accordé à cette époque par notre président dans le journal Famille Chrétienne. »Le christianisme a vu naître notre nation. Il a participé aux grandes heures de son histoire, et aussi parfois à ses drames. Il a couvert notre territoire d’églises, de cathédrales, de monuments. Il nous a légué un immense patrimoine de valeurs culturelles, morales, intellectuelles et spirituelles. Je pense qu’il est fondamental que les religions, et notamment dans notre pays, la religion catholique, participe aux grands débats de société, auxquels elles apportent une dimensions morale et métaphysique essentielles à nos questionnements ».
Mais, pour reprendre le sondage énoncé plus haut, si 59% de citoyens adultes disent « pratiquer » une religion, sont-ils pour autant religieux? Est-on sportif simplement parce l’on aime voir de belles rencontres télévisées, ou que l’on suis les étapes du tour de France en connaisseur?
Le vrai sportif, tout comme le vrai religieux est celui qui fréquente activement les « terrains de sports » ne craignant pas de mouiller sa chemise. Alors, approfondissons un peu les sondages.
Selon la Sofres (sondage réalisé en mars 2007), voici le pourcentage de membres fidèles fréquentant au moins une fois par mois les offices, c’est bien peu en comparaison d’un entraînement sportif….
- Les catholiques 15%
- Les bouddhistes 14%
- Les juifs, 25%
- Les musulmans 32%
- Les protestants 34%
Si on considère uniquement les adultes, le calculs du nombre d’adeptes des cultes religieux est celui ci:
- 2,5 millions de catholiques
- 90 000 musulmans
- 60 000 protestants
- 25 000 juifs et bouddhistes.
Il y a donc chez nous, 4,2 millions de religieux, moins pratiquants, qualitativement, que les sportifs.
Non, la France n’est plus un pays de pratique religieuse, et, pour parodier Georges Brassens, je dirais, ces chiffres le montrent, que ces débats politico-religieux, aujourd’hui, on s’en fout.
Vouloir, en politique, faire feu de tout bois, va finir par révéler au grand jour…., que le torchon brûle et c’est pas bon signe! Laissons aux religieux le soin de rappeler les valeurs spirituelles actuellement en pertes de vitesse, et aux politiciens le soin de bien gérer le pays.
L’alliance « politique-religion », l’histoire nous l’a démontré chez nous et le démontre encore dans certains pays, est terriblement explosive. Cet amalgame porte en son sein un réel danger à surveiller si nous ne voulons pas devenir ce que nous reprochons d’être, actuellement, à certaines républiques, dans lesquelles la loi est avant tout, religieuse.
Plus de texte sur l’Ecclésiaste.

tiens les protestants sont les plus pratiquants
Il ne parle religion que par démagogie, Il pourrait signer un pacte avec le Diable (s’il existait) pour faire reluire sa Rolex. Son seul Dieu c’est la monnaie.