Une étude du ministère de l’enseignement supérieur affirme que le nombre de jeunes poursuivant des études après le baccalauréat devrait diminuer de 6,9 % d’ici à 2017. De fait, l’université verra une diminution de ses effectifs à hauteur de 15,2% dans la même période.
Toujours selon cette étude, l’enseignement supérieur devrait, en 2017, compter 150 000 inscrits de moins que dix ans auparavant, soit à peine plus de 2 millions. Cette diminution du nombre d’étudiants ne sera pas visible dans les grandes écoles, qui elles verront leurs inscriptions augmenter de 4,9 %. L’étude explique que le point de rupture a en fait été atteint il y a deux ans. Le nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur a baissé en 2007 (- 1,1 %) et, selon les premières estimations, en 2008 (- 0,7 %).
Ces chiffres sont expliqués par deux phénomènes. D’une part, l’évolution démographique montre un fléchissement de la natalité au début des années 1990. De ce fait, le nombre d’élèves de terminale devrait chuter jusqu’en 2012, avant de remonter légèrement, et ce sans permettre de retrouver le niveau de 2007. D’autre part, les bacheliers ont moins tendance à poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur et plus particulièrement à l’université. Beaucoup préfèrent en effet suivre des formations plus « professionnalisantes » ou entrer directement sur le marché du travail.
