
Un théâtre miteux, deux couples, une ouvreuse, son copain, un auteur, c’est ce que l’on découvre sur la scène du Théâtre 14 dans la pièce l’Alpenage de Knobst, de Jean-Loup Horwitz. Comprenez-moi, je ne dis pas que la salle du Théâtre 14 tombe en ruine, que le public est rabougri, que le spectacle ne vaut pas tripette. Cette métaphore de l’état de la culture nous est proposée sur scène, sous la forme d’une pièce qui mêle avec bonheur les effets du boulevard et un discours salutaire sur l’état de la culture en France.
D’entrée, le spectacle va démarrer, le maigre public s’impatiente, le décor fout le camp, et rien ne vient. Au final, l’auteur donne une clé : l’implication du spectateur pourrait sauver des ruines un modèle culturel à l’agonie.

Mais avant ce dénouement, on assiste à de véritables numéros d’acteurs avec en tout premier lieu un Jacques Brunet en pleine maîtrise de son rôle de retraité des ponts et chaussées, traîné par son épouse, Katia Tchenko, de salles en salles, en proie à des endormissements coupables.
On notera aussi la performance physique de l’ensemble des comédiens dans une pièce qui n’en ménage aucun pendant plus d’une heure. Letti Laubiès à ce propos montre de forts belles dispositions aux scènes d’hystéries. Le responsable, le metteur en scène Xavier Lemaire, joue également le rôle d’un comédien qui tente de se faire remarquer pendant toute la pièce. C’est réussi.
- Photo : Laurence Bréheret,Benjamin Brenière, Xavier Lemaire, Katia Tchenko Jacques Brunet, Letti Laubiès (couchée)
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Théâtre 14 Jean-marie Serreau – 20, avenue Marc Sangnier – Tél : 01 45 45 49 77 jusqu’au 7 mars 2009 . e-mail : theatre14@wanadoo.fr
